Va falloir se mettre au chinois…

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D’ici peu, les adresses internet ne seront plus seulement composées de caractères latins nous annonce l’ICANN [organisme qui gère la distribution mondiale des adresses textuelles]

Déjà qu’on avait de la difficulté avec les caractères latin non-english (tous les accents), nous aurons bientôt droit aux noms de domaine littéraux utilisant tous les pictogrammes textuels existants et à exister.

Wouhou ! Bon, c’est une bonne nouvelle, cela fait partie d’une initiative pour rendre l’internet plus accessible pour tous et c’est une bonne chose. Néanmoins, cela pose certaines questions.

De façon générale, les claviers ont adoptés le format ascii (lettre latine) sur lesquels nous avons adapté les touches pour qu’elles produisent les caractères linguistiques non-latin. Donc, d’une manière globale, tous ces claviers profitent de 2 configurations possibles, soit l’english et la langue y. Mais la question qui se pose est la suivante : comment fera un utilisateur avec un clavier only-latin pour aller sur une adresse écrite en cyrillique ou en mandarin ?

Étant donné le fait que la moitié des internautes actuels usent d’un langage structuré dans un autre alphabet, est-ce que cela veut dire que nous ne pourrons plus accéder à la moitié des sites bientôt faute de pouvoir écrire leur adresse ?

Cela relance quand même deux types de questions moins techniques : est-ce que cela signe l’avènement d’un internet « cloisonné », les territoires linguistiques possédant leur espace restreint par un mode textuel non-universel, il deviendrait difficile de connaître leur existence ? Et en même temps, quid d’un langage, au moins à l’écrit, communautaire/universel ? Si les communications se réduisent entre les cultures linguistiques, il en va de même pour ses capacités à se développer non ? Enfin, cela présente quand même l’inconvénient de réduire la communication à un nombre limité de filtre/traducteur [loin de toute théorie du complot, nous parlerons de théorie du goulot :P ], les traductions ne transmettent pas toujours le message original et de fait réduisent la qualité des échanges. Donc, plus le nombre de traductions est important, plus la qualité d’une traduction est augmentée ? [faudrait chercher pour des documents scholar sur ce thème tiens...]

Voilà, quid d’un langage d’échange universel ? Comme les chinois projettent la population la plus importante de cette planète, peut-on imaginer que d’ici une vingtaine d’années, ce langage s’impose en tant que mode interactif universel si on lui en donne les moyens ?

Pour conclure sur une question ergonomique, cela nous questionne également sur l’usage du clavier. Se sert-on vraiment du clavier pour naviguer l’internet ? Quid de l’utilisateur lambda non-professionnel de ce média ? Est-ce que la présence de caractères exotiques nous limite vraiment si nous ne pouvons les écrire « physiquement » (avec les doigts) ?

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Dernière modification 30 octobre 2009.
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