Un monde sans dessus ni dessous

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Si on vous demandait d’imaginer le monde, votre monde, la planète Terre, que verriez-vous ? Un globe, une carte ? Probablement quelque chose de cet ordre. Et comment la voyez-vous ? Possède-t-elle une orientation particulière ?

Ne nous serions-nous pas un peu endoctriné à nous représenter le monde dans un sens particulier ? Avec ce qui est communément appelé l’hémisphère nord en haut et l’hémisphère sud en bas. Rappelez-vous toutes les images du monde que nous avons pu constater votre vie durant et nommez m’en une qui ait été orienté autrement dans une institution ?!

Cette réflexion s’inscrit dans une longue série que je prévois sur les « représentations ». Comment contemplons-nous le monde [peu importe sa taille], comment se porte notre comportement en regard de la réflexion qui accompagne le mode représentatif qui lui est associé. Il s’agit probablement d’un des travail pédagogique les plus importants à mener au 21ème siècle, j’ai nommé, la capacité à se représenter notre univers [cognitif] selon différents angles, différentes visions et différentes compétences [modes cognitifs pour les plus aguérris]. En effet, le savoir étant quelque chose d’intangible tout en étant exponentiel, il n’existe guère de méthodes pour en saisir son étendue autre qu’en développant ses facultés à se le représenter selon un nombre maximum de mode interprétatif. En gros, il faut être à même de « changer de cerveau » autant que possible pour aborder une situation; réfléchir selon des schèmes intellectuels différents pour traiter une même situation.

Bon, je vais limiter cette explication à d’autres blogs. Concentrons-nous sur les questions de départ. Qu’en est-il du dogme terrien, celui de l’orientation du haut versus le bas ? Est-ce qu’un groupe d’extra-terrestre représenterait la Terre de la même façon que nous ? Après tout, d’un point de vue astronomique, l’orientation d’une planète n’a guère de sens autre qu’une distinction culturelle. Il n’y a qu’à se placer d’un côté ou de l’autre du sens éliptique d’une planète pour constater qu’elle tourne dans l’autre sens et que ce que nous considérions comme le haut est désormais le bas. Qu’est-ce qui nous permet de distinguer de façon [humainement] culturelle le haut du bas d’une planète qui serait la nôtre ?

C’est pourquoi je vous propose de faire l’exercice suivant, prenez une carte du monde et fixez la « à l’envers » sur votre mur. Ce que vous voyez est la même chose, il s’agit exactement de la même planète avec les mêmes territoires, mais pourquoi est-ce donc si étrange au regard la première fois ? Contemplez également les commentaires de vos « colocataires » lorsqu’ils verront l’orientation que vous donnez à la sacro-sainte représentation du monde.

Voilà un tout petit exercice, simple, qui permet de se rappeler de façon journalière qu’il existe un nombre non-fini de regard à porter sur le monde qui nous entoure et sur la manière de traiter sa compréhension.


D’un autre côté, plus évident, nous pouvons nous demander ce qui a créé a priori ce format de contemplation du monde. Est-ce une prétention politique, territoriale, etc. Mais laissons cela pour un autre blog, c’est si simple de verser dans l’auto-contemplation [de notre nombrilisme culturel]. L’essentiel ici étant de trouver des astuces au quotidien pour « apprendre » à réfléchir autrement que nous l’impose le conformisme culturel…….

ps. si vous faites l’exercice décrit, ça serait sympa de mettre ici en commentaires les réactions de votre entourage…..

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Dernière modification 8 avril 2010.
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