J’avoue être un peu tombé de haut en essayant ce logiciel au début. Mylyn, qu’est-ce que c’est ? Tout d’abord, c’est gratuit, et ensuite, c’est un plugin pour un autre logiciel, lui aussi gratuit, Eclipse.
Eclipse, ça sert à quoi donc ? C’est ce qu’on appelle un IDE entre nous, Integrated Development Environment. Bref, ça sert à écrire des programmes, toutes sortes de programmes, pour le web, la Wii, le chien-robot de Sony, name it. En gros, c’est un outil pour les programmeurs, mais pas que. Il y a moyen d’étendre son utilisation à beaucoup de contexte où l’écriture est relativement importante…
Donc Mylyn ! Parce que le sujet est bien ce dernier [ou ce premier]. Il s’agit donc d’un gestionnaire de tâches, vous créez une liste de trucs à faire, à définir, etc. Et pour faire bien, vous la laissez sur le réfrigérateur quelque temps histoire de permettre à vos colocs de parfaire cette liste ou d’y ajouter des tâches. Vous n’avez pas de colocs ? On s’en fout, vous pourrez le faire vous même, c’est une bonne discipline à s’imposer…
Bien, et maintenant, si vos colocs prenaient le temps de faire une photo de ce qu’il y a dans le frigo chaque fois qu’ils changent la liste ? Est-ce que ça ne serait pas une bonne idée ? Ok, admettons qu’ils ne prennent pas une photo chaque fois, mais que ça soit faisable. L’idée en gros, c’est d’accrocher un contexte à votre liste de tâche. Ce qui fait que vous récupérez votre liste avec son dernier contexte d’utilisation. (Acheter du lait ? Non, il en reste, c’est sur la photo…)
Plus techniquement, lorsque vous enregistrez une tâche (un bug, une amélioration, quelque chose à écrire, etc.) dans votre IDE, vous enregistrez également le contexte de travail dans lequel vous étiez. Tous les fichiers ouverts sont introduits dans le contexte, le texte sélectionné est enregistré, la position de la page aussi. Tous les documents ouverts et récemment fermés sont enregistrés.
Et c’est là que la magie intervient, lorsque vous [ou un de vos collègues] reprenez la tâche et que vous réintroduisez le contexte dans votre logiciel de travail, vous recommencez exactement là où vous [ou votre collègue] était lors de l’enregistrement de cette tâche (ou de la mise à jour de la tâche).
Voyez-vous la magie dans tout ça ? Communiquer de façon contextualisé ! Ne plus nécessiter un effort mnémonique extraordinaire pour se rappeler les 40 fichiers de travail ouvert en plus de la page dans laquelle nous étions ! Ne plus requérir des talents d’orateur athénien pour expliquer où et quand se produisent un problème en faisant un travail de math, ou de géologie ! Bref, transportez une grosse partie de votre appareil cognitif [de ce qu'il supporte si vous préférez] à un autre moment, un autre endroit, une autre personne !
Si c’est pas de l’évolution des technologies ça. Bientôt le web 4.0 — nom de code MRD — Mind recognition Development. Where you just think about it and the code writes itself… — Larry Masters
Pour les intéressé, voyez cette vidéo un peu longue qui démontre ce qu’est le Mylyn en question. La théorie qu’il propose derrière cette conception logiciel est particulièrement inspirante pour les innovateurs. (attention aux oreilles quand il écrit…) :
Mik Kersten presents Mylyn 3.0
Et si vous recherchez un vrai IDE pour écrire du code comme dans la cour des grands [principalement parce que le logiciel inclus intrinsèquement des bonnes pratiques de développement], rendez-vous sur planète Eclipse.
Ainsi que sur le site du projet Mylyn en question bien évidemment.
Sources & references
Related posts:









This website uses IntenseDebate comments, but they are not currently loaded because either your browser doesn't support JavaScript, or they didn't load fast enough.
Pas encore de réponses