Si vous avez déjà eu l’occasion de voyager dans les contrées atlantiques françaises, j’imagine que vous en gardez un souvenir plutôt festif, bien arrosé et accueillant. En tout les cas, c’est le mien.
Néanmoins, il existe dans ces régions une composante météorologique bien particulière : son taux d’humidité. Sans parler de l’implacable froid humide qui y règne, je m’attarderai à une situation qui donne souvent lieu a certains abus du consommateur, l’informatique.
Pour en avoir fait l’expérience, je peux vous garantir que le matériel sensible ne doit PAS être laissé à lui-même. Le taux d’humidité étant vraiment élevé en permanence, il faut user d’un soin particulier pour son matériel informatique, notamment.
Les composants modernes d’un ordinateur ou d’un appareil sophistiqué ne sont pas excessivement sensibles aux intempéries. Les soudures sont depuis un moment inoxydables et les composantes montées en circuit fermé et/ou plein (l’eau ne pénètre pas les parties sensibles).
Le danger de l’humidité au contraire, c’est de s’infiltrer un peu partout et de se condenser (devenir liquide) là où il ne le faut pas. Bon, cela peut être un problème, bien qu’il soit relativement peu fréquent. En général, la chaleur produite par les composants est suffisante pour limiter leur humidité interne en deça du stade de condensation.
Là où le bas blesse, c’est bien davantage à l’extérieur des différentes pièces, plus précisément entre
celles-ci. Lorsqu’un quelconque appareil présente des signes de dysfonctionnement, la première chose que tout technicien digne de ce nom doit entreprendre, c’est de vérifier si ses composantes sont bien reliées entre elles. Pour faire simple, bien souvent, il s’agit de débrancher et rebrancher chaque raccord pour régler le problème. Ce qui se produit généralement est une oxydation des fiches de raccordement, les métaux conduisant les signaux d’une pièce à l’autre étant séparés d’une fine couche d’oxydation métallique, ces signaux ne sont plus transmis, d’où un dysfonctionnement. Du grille-pain au pc portable dernier cri, ce problème est une raison récurrente des bobos et ne coûte absolument rien sinon un peu de temps et de jugeote.
Bref, j’en reviens au climat particulièrement humide des régions atlantique. Ce taux d’humidité, élevé et permanent, est une source d’oxydation redoutablement efficace. Notamment pour des raccords de qualité ordinaire ou médiocre. Il accélère l’oxydation normale du métal à l’air libre et augmente donc l’usure externe des pièces dites sensibles.
En fait, si j’écris cet article, c’est pour vous prévenir de pratique un peu malhonnête qui consiste à proposer le remplacement de pièces importantes (disque dur, carte mère, vidéo, etc.) plutôt que de regarder à changer les pièces simples comme les fixations entre ces composantes, qui sont plus de 10x moins cher.
- Lorsqu’un problème n’est pas systématique.
- Lorsque le problème est réglé comme par magie après avoir joué un peu avec la machine.
- Lorsque l’appareil est un peu désuet et que ses composantes ont un air vieillot et/ou poussiéreux.
Vérifiez d’abord l’état des raccords de connexion des pièces de votre appareil. Prenez un peu de temps pour nettoyer et « lisser » (papier de verre/sablé doux et/ou petite brosse métallique ou à poils durs) vos connexions.
Si vous devez mettre la main à la poche pour avoir l’impression de réparer un bobo, contentez-vous de remplacer les connexions qui font défaut par une version de qualité supérieure. Notamment, vous pouvez trouver des raccords aux connexions plaquées or, cette infime couche a le mérite de limiter l’oxydation bien plus que tout autre métal. Attention encore aux arnaques, le simple fait de porter le terme « or » n’explique pas de payer 2 fois le prix d’une version non-plaquée, l’épaisseur du plaquage n’étant que de quelques micro-mètres (0,001mm). De plus, différents types de plaquages sont disponibles et sont aussi efficaces.
Bref, lorsqu’on se rend compte de l’état infantile dans lequel se retrouve les passagers de l’informatique quand les choses ne fonctionnent plus d’elle-même, le pillage de leur bourse apparait bien facile. Aussi, un maréchal-ferrant vous proposant toujours des solutions coûteuses pour retaper votre monture ne mérite probablement pas votre crédit.
Dans les régions humides [et froides], une bonne pratique est de conserver son matériel dans une pièce isolée et tempérée. Si cela n’est pas possible (pc de travail, etc.), essayez de placer votre appareil au plus près d’une source de chaleur constante pour éliminer le maximum d’humidité.